Gallimard

J'ai lu : Le Navire des Enfants

mardi, octobre 20, 2020


 
de Mario Vargas Llosa


RÉSUMÉ

Dans ce monde, il y a bien des choses qui échappent à la raison. Des choses étranges, surprenantes, incroyables, fantastiques. Elles évitent que nos existences ne soient monotones. Ce sont elles qui font de la vie une aventure véritable.

Ainsi commence l'histoire du vieil homme avec qui Fonchito attend son bus chaque matin. L'histoires d'enfants qui décident de suivre les croisés à Jérusalem, et embarquent pour un voyage vers l'éternité. Seul l'un d'entre eux aura la curiosité de mettre pied à terre

Par le célèbre prix Nobel de littérature.
Un conte fantastique et intemporel, qui mêle l'imaginaire à l'histoire des croisades.



* * * 

Je remercie Les éditions Gallimard Jeunesse de m'avoir envoyé cet album.


* * * *



MON AVIS

Non seulement, c'est une belle fable que nous offre Mario Vargas Llosa, et, pour agrémenter le récit,  l'album est ponctué de douces illustrations de Zuzanna Celej, toutes magnifiques, en aquarelle.

Le récit d'aventure prend une tournure originale : un petit garçon voit un vieil homme assis en face de chez lui, curieux, il va se déplacer pour le voir avant d'aller à son bus, le vieil homme lui racontera une histoire en plusieurs fois. À chaque chapitre, une nouvelle journée, car le chapitre se termine au moment où le bus arrive pour prendre le garçon. 
On se voit dévorer les chapitres, nous invitant à suivre ce récit de voyage fantastique pour partir sur la mer de l'imagination.

Le récit lui est parfois assez dur (mort, la maladie, ...) et pour cela, je ne l'offrirai pas à des enfants trop jeunes et j'attendrai un peu.

Un très bel ouvrage à découvrir !


* * * *


Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
retrouvez la fiche du roman sur Cultura



bande dessinée

J'ai lu : histoires de réfugiés

mardi, mai 05, 2020




J'ai lu : 2 livres jeunesses sur les réfugiés 


* * * 

Je tiens à remercier les éditions Rue de Sèvre et Gallimard Jeunesse
  pour l'envoi de ces livres

* * * 


Le fils de l'Ursari par Xavier-Laurent Petit et Cyrille Pomès
Rue de Sèvre
Adapté du roman de Xavier-Laurent Petit et magnifiquement mis en scène par Cyrille Pomès et Isabelle Merlet, le destin de Ciprian laisse cependant poindre une lueur d’espoir : aucune vie n’est jouée d’avance.

Quand on est le fils d’un montreur d’ours, d’un Ursari comme on dit chez les Roms, on sait qu’on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis vers une nouvelle vie à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d’argent à gagner. Cependant leurs rêves se fracassent sur une réalité violente. À peine installés dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d’ours, devient ferrailleur, M’man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian son apprenti. Un soir, Ciprian ne ramène rien de sa « journée de travail ». C’est qu’il a découvert le paradis, le jardin du « Lusquenbour » où il observe en cachette des joueurs de lézecheck. Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s’aperçoit vite qu’il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. C’est le début d’une nouvelle vie pour le fils de l’Ursari.


Mon avis :
J'ai adoré cette adaptation, j'avais entendu parler de nombreuses fois de ce roman, suffisamment pour l'avoir ajouté à ma liste de mes envies et lorsque j'ai vu qu'il était adapté en BD j'ai pensé que ce serait une bonne occasion de le découvrir.

Je partais totalement en mode découverte, car je n'avais pas voulu lire le résumé.
Verdict : aucun de regrets ! Au contraire même, pourtant, je n'étais pas spécialement attiré par ce type de dessin ; sans critiquer le travail de Cyrille Pomès ; détail vite oublié, car l'histoire est superbe et en cohérence avec le dessin.

J'ai aimé l'humanité qui ressort malgré la noirceur de cette triste réalité. Une très belle découverte qui m'aura donné envie de lire le roman la prochaine fois !

A lire absolument !!


* * *




Le garçon au fond de la classe par Onjali Q. Raúf illustré par Pippa Curnick
Gallimard Jeunesse
Avant, il y avait une chaise vide au fond de la classe. Maintenant, c'est la place d'un nouveau: Ahmet. Il est bizarre: il ne parle pas, ne sourit pas et n'aime pas les bonbons! Mais j'ai enfin compris pourquoi: Ahmet est un réfugié. Il a fui une guerre dans son pays, avec des bombes et des brutes qui font du mal à tout le monde.
Plus j'apprends à le connaître, plus j'ai envie de l'aider. Alors, avec mes copains Michael, Tom et Josie, on a élaboré un plan...

Le regard optimiste et déterminé d'un enfant sur l'immigration. Une histoire d'intégration et de solidarité, drôle et poignante.

Fondatrice d'une organisation de défense des droits de la femme, Onjali Q. Raùf s'implique, dans les médias comme sur le terrain, pour les camps de réfugiés.

Mon avis :
Une lecture très mignonne qui vous donne le sourire tout en abordant un sujet très actuel avec beaucoup de justesse.

Difficile de ne pas rester insensible aux réflexions de ces enfants qui m'ont beaucoup touchées par leur naïveté qui pointe pourtant au cœur du problème. Et bien que leurs péripéties soient peu probables, on est surtout emporté par le récit de ces enfants et le message de l'auteure.

C'est un roman à mettre dans les mains des enfants pour leur faire comprendre les difficultés que rencontrent les réfugiés et ce qu'ils subissent, on comprend également la différence entre réfugié et migrant.

Une histoire touchante et bien écrite qui nous en apprend aussi à nous, adultes, nous permettant de nous remettre en question face à notre façon de les traiter, nous autres européens.


* * * *

Et vous vous les avez lu ? Vous avez aimé ?





Gallimard

J'ai lu : La fin d'où nous partons

mercredi, septembre 12, 2018

de Megan Hunter


RESUME
Une femme s’apprête à accoucher au moment où Londres est menacée par une inquiétante et mystérieuse montée des eaux. Elle et R, son mari, doivent fuir avec leur nouveau-né, qu’ils ont baptisé Z. R et la narratrice sont rapidement séparés. Cette dernière prend la mer avec Z et O, une autre femme poursuivant seule son chemin avec son tout jeune enfant. À l’abri sur une île, elles attendent. Que l'inondation et les incendies cessent, que leurs compagnons réapparaissent, que leur vie retrouve son ancien cours. Pendant ce temps, les premières dents de Z percent dans sa bouche espiègle et le lien de plus en plus profond qui le relie à sa mère devient très vite, parmi la confusion et l’incertitude environnantes, le havre le plus sûr. 
Megan Hunter excelle dans l’expression des sensations, des émotions et des angoisses liées à la découverte de la maternité. Au-delà de cette sphère intime, elle fait également écho aux questionnements actuels sur l’écologie, les migrations de populations et l’effondrement de notre civilisation.


* * * 

Je remercies les éditions Gallimard de m'avoir permis de découvrir ce roman.

* * * 

MON AVIS
Il a fallu que je m’habitue au style original de l’auteur : ici, pas de chapitre, nous avons une succession de phrases courtes composant les différents passages, très peu d’information sur les événements, mais surtout l’absence de prénom, chaque personnage est représenté par la première lettre de son nom sans nous indiquer plus, O, R, Z… C’est assez étrange et pas toujours évident.

Le récit se passe sur un an, nous suivons une femme qui accouche et nous allons la suivre avec son fils et son mari alors qu’ils doivent quitter Londres, car leur quartier vient d’être inondé. L’auteur ne nous explique pas tout nous laissant dans le flou et imaginer ce qui a bien pu se passer.

C’est assez drôle, car je viens de terminer Sirius de Stéphane Servant, un livre un peu similaire dans les deux nous suivons une femme et un enfant, ils parcourent chacun un voyage jusqu’au recommencement. Alors que le premier est un recommencement vers un monde qui se réveille, un renouveau, celui-ci est un recommencement vers la vie d’avant, ils reviennent pour poursuivre leur vie. En fait, il s’agit plus d’une observation du comportement des gens.

Ce livre est un OVNI, tout le monde n’appréciera pas. Pour les curieux, comme moi, il fait moins de 200 pages, n’ayez pas peur de plonger dedans.



* * * 

Découvrez sa fiche sur Cultura ou sur le site de Gallimard
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?





David Almond

j'ai lu : Le garçon qui nageait avec les piranhas

dimanche, septembre 02, 2018


Le Garçon qui nageait avec les Piranhas
de David Almond et illustré par Oliver Jeffers 


RÉSUMÉ
Poissons en boîtes, poissons dans les seaux, poissons dans la baignoire! L'oncle de Stan est devenu complètement fou! Il a transformé la maison tout entière en une conserverie de poissons. Du matin au soir, le pauvre Stan y travaille à une cadence infernale. Jusqu'au jour où... c'en est trop!
Et si l'aventure, plutôt, l'attendait là, tout près sur le port... «Approchez, venez découvrir le remarquable, le prodigieux, le légendaire Pancho Pirelli, l'homme qui nage avec les piranhas!» 

Stan Potts aura-t-il, lui aussi, le courage de plonger dans le terrible bassin?

Un roman d'initiation tout en fantaisie, qui parle de famille et de légendes, de clair de lune et de destin. David Almond vous entraîne dans le manège de la vie, à la rencontre de personnages délicieusement inoubliables.


* * * 

Je remercies les éditions Gallimard Jeunesse de m'avoir permis de découvrir ce livre jeunesse.

* * * 


MON AVIS
C’est une bien jolie histoire qui nous fait voyager dans le pays imaginaire !
L’histoire est chargée de poésie, sans queue ni tête qui m’a fait penser à l’univers du Big Fish de Tim Burton, mais pour les enfants.

J’ai beaucoup apprécié ces petits interludes de l’auteur qui nous interpelle en début de chapitre à quelques occasions, accentuant cette impression d’être dans un film, nous prenons avec lui de la hauteur vis à vis de l’histoire.

Une aventure fantaisiste qui donne le lecteur à réfléchir sur le fait de grandir et de trouver sa place dans la vie malgré les aléas de la vie.

Mention spéciale pour l’illustration de la couverture réalisée par Oliver Jeffers que je trouve vraiment à l’image du livre.


* * * 

Découvrez sa fiche sur Cultura ou sur le site de Gallimard Jeunesse
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?






E. Lockhart

j'ai lu : Trouble Vérité

jeudi, août 02, 2018



Trouble vérité
de E. Lockhart 


RÉSUMÉ
Deux héroïnes fascinantes et complexes.
Allez-vous les haïr? Ou les défendre?

Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique, avec une valise pleine de perruques, de maquillages et de déguisements? Et où a disparu la mystérieuse et charismatique Imogen à qui rien ni personne ne résiste? 

Désir, jalousie, meurtre(s), romance et une amitié intense, de Las vegas à New York, en passant par Londres et San Francisco.

Retrouvez l'art vénéneux du suspens et l'écriture aiguisée qui ont fait la force de «Nous les menteurs».


* * * 

Je remercies les éditions Gallimard de m'avoir permis de découvrir ce roman.

* * * 

MON AVIS
J’avais hâte de lire ce thriller dont j’avais beaucoup entendu sur les sites et blogs anglais.
Dès le début de ma lecture, j’ai été désarçonnée : l’histoire est montée en sens inverse et au lieu d’avancer dans l’histoire, on la remonte. Processus original et à la fois délicat mais surtout assez difficile, il peut se révéler terriblement efficace s’il est maîtrisé.

Malheureusement, je n’ai pas été autant embarquée dans ma lecture que ce que j’espérais, j’avais parfois du mal à suivre l’histoire, j’étais à la limite de relire les premiers chapitres au fur et à mesure de ma lecture pour pouvoir mieux comprendre. Et un peu déçue de me rendre compte qu’il n'y a pas de véritable mystère à découvrir, l’on suit juste le cours de l’histoire.
L’ensemble en fait un récit assez confus, vraiment dommage vu le potentiel de la technique.

Tous les personnages ont leur complexité et loin d’êtres des plus sympathiques, j’ai eu du mal à m’attacher à eux, mais je pense que c’est le but visé par l’auteur qui justement veut nous déranger.

Le roman en lui-même reste intéressant,, il peut donner froid dans le dos, mais ce ne sera pas un coup de cœur.


* * * 

Découvrez sa fiche sur Cultura ou sur le site de Gallimard
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?






Gallimard

J'ai lu : Libération

lundi, mai 14, 2018



de Patrick Ness


RESUME
Un samedi d'été, dans une banlieue paumée. Adam Thorn ne le sait pas encore, mais sa vie est sur le point de basculer. Asphyxié par sa famille, harcelé par son boss, tiraillé par des sentiments contradictoires, gay, définitivement gay, Adam voudrait juste avoir le droit d'aimer. 
Pendant ce temps, au bord du lac, l'esprit d'une jeune fille assassinée se réveille, en quête de vengeance...
L'un et l'autre trouveront-ils la libération à l'issue de cette intense et surnaturelle fichue journée ?


* * * 

Je remercies les éditions Gallimard de m'avoir envoyé ce roman 

* * * 

MON AVIS
Patrick Ness a un style d’écriture propre, tout en étant très contemporain, où il aborde des sujets d’actualité et sensibles, il y place toujours quelques éléments liés au fantastique.
Et en quelques mots seulement, il arrive à vous plonger dans son histoire et vous êtes rapidement immergé et emporté avec lui.

Dans Libération, la construction est relative différente de ce que j’avais pu lire chez lui : nous avons ici deux histoires qui s’alternent, une contemporaine et une autre complètement étrange, toutes deux sur le thème de la libération. Cette seconde partie était assez déroutante et difficile à comprendre, même maintenant ma lecture finie je ne comprends pas l’utilité de cette partie, il faudrait en discuter avec l’auteur pour comprendre où il cherchait à nous emmener. Par contre, j’ai trouvé la fin et la réunification des deux très subtile.

La partie contemporaine est beaucoup plus agréable à suivre et la sensibilité des personnages sonne juste, sans suspense, on sait où il nous emmène et on se laisse faire.

J’ai apprécié ma lecture même si j’ai préféré Quelques minutes après minuit de l’auteur.
Je continue à vouloir lire ses autres romans et connaître un peu plus l’univers de cet auteur à part.


* * * 

Découvrez sa fiche sur Cultura ou sur le site de Gallimard
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?








Acte Sud

Jolies couvertures #8

jeudi, avril 05, 2018






Du nouveau dans cette sélection, je vous mets un livre espagnol !
Laquelle préférez-vous ?

 .::.  

1. La ville gagne toujours d'Omar Robert Hamilton  - éditions Gallimard
 2. Plus froid que le Pôle nord de Roddy Doyle  - éditions Flammarion jeunesse
 3. Sortie parc, gare d'Ueno de Yu Miri - éditions Acte Sud
 4. Acharnement de Mathieu Larnaudie - éditions Babel 
5. Whale Talk de Chris Crutcher   - éditions Harper Collins Publishers
6. No te acabes nunca de María Leachl   - éditions ESPASAesPOESÍA - ES

 .::.  

Becky Albertalli

j'ai lu : Mes Hauts, mes Bas et mes Coups de Coeur en Série

dimanche, février 25, 2018

de Becky Albertalli


RÉSUMÉ
J'ai une chose à vous avouer : je suis une serial crusheuse. Un vrai coeur d'artichaut. Jusqu'à maintenant, j'ai eu très exactement VINGT-SIX coups de coeur. Mais comme ils ont débouché sur très exactement ZERO baisers, ça ne compte pas. En même temps, c'est une bonne façon de ne jamais prendre un seul râteau ! Cassie, ma soeur jumelle, pense que ça craint. Sauf que Cassie n'a pas vraiment de problèmes avec les garçons, vu qu'elle préfère les filles. D'ailleurs c'est sa copine qui m'a présenté Will, alias LE mec parfait. Là, je le sens, mon crush numéro 27 sera le bon. Enfin, je crois ? Une histoire d'amour, de famille et de confiance en soi, par l'auteur de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens.



* * * 

Je remercies les éditions Hachette Romans de m'avoir envoyé ce roman 

* * * 



MON AVIS
Jolie lecture très sucrée, c’est-à-dire que j’ai trouvé que le sujet abordé par l’auteur était abordé de manière très gentillette, on parle de Molly qui est ronde et qui manque de confiance en elle pour aborder les garçons et les relations amoureuses, mais également des relations homosexuelles et pansexuelles (orientation pour une personne de n'importe quel sexe ou genre).

L’auteur, comme pour son premier roman, a le mérite d’aborder des thèmes d’actualités de manière très simple et très librement, même si au final, il ne se passe pas grand chose en soit dans le roman.
Ce fut une lecture très agréable que l’on n’a pas forcément envie de quitter et qui fait du bien, surtout que les personnages sont très attachantes, le tout est direct et drôle.

Idéal pour faire suivre une grosse lecture.

* * * *

Découvrez sa fiche sur Cultura ou sur le site de Hachette Romans
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?





coup de coeur

J'ai lu : la Belle Sauvage

jeudi, janvier 18, 2018



La Belle Sauvage
tome 1, La trilogie de la Poussière
de Philip Pullman


RÉSUMÉ
À l'auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d'équipée, doivent s'enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s'affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.


* * * 

Je remercies les éditions Gallimard de m'avoir envoyé ce roman 

* * * 



MON AVIS
Une lecture idéale pour l’hiver et la période de Noël.
Je vous avoue de suite, je n’ai jamais lu "A la Croisée des mondes", j’ai juste vu le film, je me plongeais donc dans cette lecture complètement novice et sans trop en savoir sur ce monde.
Mais je n’ai eu aucun souci d’adaptation.

L’auteur prend le temps de poser les éléments, on est pris dans la présentation des personnages et des lieux, puis intrigué par ce qui va arriver même si l’on s’en doute forcément. Nous sommes plongés dans ce monde magique et dans un complot dont nous n’aurons pas toutes les réponses à nos questions (normal puisqu’il y aura une suite) avec des personnages captivants.

Le livre fait plus de 500 pages, mais on ne les voit pas passer, j’ai particulièrement apprécié la plume de Philip Pullman et je comprends mieux pourquoi il plaît autant. L’intrigue, riche, est une fantastique aventure qui plaira aux jeunes comme aux adultes.

Le seul ‘bémol’ pour moi : les deux dernières îles sur laquelle ils accostent et qui n’apportent rien à l’histoire, ou alors je n’ai pas encore compris en quoi elles sont importantes.

Au final, il m’a  non seulement donné envie de lire 'A la Croisée des mondes' , mais également de suivre les publications de la suite de cette trilogie avec grand plaisir.


* * * *

Découvrez sa fiche sur amazon ou sur le site de Gallimard
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?






Anna Hope

J'ai lu : Le Chagrin des Vivants

mardi, octobre 24, 2017



Le Chagrin des Vivants
de Anna Hope


RÉSUMÉ
Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière. 
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse. 
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.



* * * 

Je voudrais remercier les éditions Folio de m'avoir envoyé ce roman et de m'avoir permis de le lire et découvrir en même temps cette auteure.

* * * 



MON AVIS
Je suis très contente d’avoir pu découvrir le style d'Anna Hope. J’ai été attiré très vite par ce premier livre et lorsque j’ai vu qu’elle sortait son second roman en septembre 2017, je me suis dit que je devais absolument lire son premier surtout qu’il sortait en poche. Un signe du destin, j'en suis sûre.

Et je ne regrette pas ! J’ai été conquise par sa plume et le réalisme qui se dégage de ses écrits. Elle nous dresse des portraits de femmes très juste rendant l’histoire poignante.
C’est pour moi une histoire très touchante avec une vision de la première guerre assez originale en abordant le point de vue de ces trois femmes. Une histoire qui change du point de vue que l'on a habituellement, la liberté est généralement interprétée par des hymnes de joie, or là nous avons un retour à la dure réalité de l'après guerre et le vide causée par la mort de nos proches.

Le ton n’est pas des plus dynamique et le rythme va sembler un peu lent pour certain(e)s mais cela ne m’a pas posé de problème car j’ai aimé sa justesse et la force qu’il s’en dégage. Ce rythme apporte une sorte de douceur à l’ensemble. My Pretty Book a décrit cette sensation comme “ une brume”, métaphore que j’approuve et dans laquelle je me retrouve complètement.

Ce roman m’a donné envie de lire son second roman que je ne tarderai pas à le lire.


* * * *

Découvrez sa fiche sur amazon ou sur le site de Folio
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?







Christelle Dabos

J'ai lu : La Passe Miroir tome 3

vendredi, juillet 28, 2017




La Passe Miroir - tome 3 - La Mémoire de Babel
de Christelle Dabos

RÉSUMÉ
Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'information divulguées par Dieu. Sous une fausse identitié, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn?
Dans un troisième livre vibrant, Christelle Dabos explore la merveilleuse cité de Babel. En son cœur, un secret insaississable, qui est à la fois la clef du passé et celle d'un futur incertain.



* * * 

Je voudrais remercier les éditions Gallimard Jeunesse de m'avoir envoyé ce roman.


* * * 

MON AVIS
Haaaaaahhhhh.... ça y est je l'ai terminé .... je vais devoir attendre des mois et des mois avant d'avoir la suite, limite je vais être obligée de me le procurer en VO pour le lire plus vite (hahaha).

Trêve de plaisanterie, j'ai (comme 99% d'entre vous) adoré ce tome ! Même si j'ai l'impression qu'il était plus court que le précédent (où je l'ai lu encore plus rapidement peut être .. ??! .)

Tout prend du sens et nous perd en même temps, car l'univers de cette nouvelle arche dans lequel l'auteur nous plonge est complètement différent des deux autres tomes, on rencontre de nouveaux personnages et on met, brièvement, de côté d'autres que nous avions appris à connaître.

Le personnage et l'intrigue gagnent en complexité et intensité. A travers ce tome, nous nous rendons compte du talent de Christelle Dabos, elle a su créer un univers incroyable et riche qui ne perd rien de son efficacité même au troisième tome.

Si la qualité de chacun des tomes de la Passe-Miroir monte de manière exponentielle comme à présent, je n'imagine même pas ce que va donner le quatrième tome !
Bref ... j'ai bien aimé ;)

Cette série est en train de devenir une des séries cultes à avoir lu !!



* * * 

Découvrez sa fiche sur amazon ou sur le site Gallimard Jeunesse

L'avez-vous lu ? Avez vous aimé ?









Babelio

Conférence sur les couvertures de livres

jeudi, décembre 22, 2016



Le premier weekend de décembre a eu lieu le festival du livre et de presse jeunesse à Montreuil avec le lundi une conférence sur la création des couvertures de livres pour les romans ados.

Cela tombe bien puisque j'étais justement en train de travailler sur un second article sur les couv' comme le premier article vous avez plu (à relire ici si vous l'avez raté). C'est l'occasion d'en savoir plus !


Résumé de ce qui nous attend :
Dehors, dedans : les couvertures des romans ados ou la traversée du miroir
Les couvertures des livres sont autant de portes d'entrée vers de nouveaux univers, que les lecteurs sont invités à ouvrir. Exercices de style souvent difficiles à réussir pour les maisons d'édition jeunesse, surtout quand il s'agit de textes de fiction et d'un public aussi mouvant que les adolescents. Dans cette surface de création, entre différenciation et assimilation (à une tranche d'âge, un genre littéraire, un autre média ou univers culturel, une collection ou une série, etc.), quels sont les enjeux et le rôle de chaque protagoniste : auteur, éditeur, directeur artistique, graphiste ou illustrateur, représentant, libraire, médiateur et ... lecteur !

Avec Tibo Bérard, responsable de collection, (Exprim', Sarbacane), Thomas Glorieux, libraire (Folies d'encre, Montreuil), Sarah Malherbe, directrice éditoriale (Fleurus) et Nicolas Vesin, directeur artistique fiction (Nathan Jeunesse), animé par Françoise Geoffroy-Bernard, consultante associée d'Axiales et Guillaume Teisseire, co-fondateur de Babelio.
Débat professionnel / 1h15 / Roman

source : site du slpj





Voici un petit compte rendu de ce qui a été dit.

En chiffre pour se donner une idée
On commence avec quelques chiffres car l'équipe de Babelio a fait une enquête auprès de ses utilisateurs et il en ressort quelques informations :

> Les collections préférées :
                   1. la Collection R  (Robert Jeunesse)
                   2. PKJ. (Pocket Jeusesse)
                   3. Gallimard Jeunesse




Sur quoi on se base pour la conception ?
1. le genre fille/garçon ?
Alors qu'une fille ne va pas se formaliser d'une couverture plus masculine pour aller lire un livre, l'inverse n'est pas vrai. Ainsi réaliser une couverture très girly va véritablement orienter la cible vers la catégorie féminine.




2. l'âge ?
C'est un aspect généralement évité selon les éditeurs présents, car faire une couverture pour les plus jeunes ou pour les plus vieux va forcément fermer l'accès aux autres publics.
En élaborant une couverture plus générique va ainsi permettre à plus de personnes à s'identifier au livre surtout que des ados autant que des jeunes adultes peuvent se retrouver dans la lecture.

Les éditeurs plébiscitent plus l'univers que l'âge.






3. le genre de littérature ?
Oui ! Pour annoncer le style du livre les éditeurs vont placer ici et là quelques codes qui feront référence au genre du livre, à son univers.
Il est important de donner des repères.

On peut même y retrouver des références musicales ou de films .




4. la couverture d'origine ?
Dans ce cas ils se posent la question suivante : est ce que la couverture d'origine est bien adaptée au roman ? A son univers ? Ou à notre pays ?

Je vous mets quelques couvertures qui n'ont pas été changée ou qui ont subi un très léger changement.


5. Par série / collection ?
Parfois des séries de livres se différencient par un graphisme lié à la collection ou la série. Une identité est créée, on suit un style définit par un éditeur.

Dans le cas des couvertures de romans ados, on essaie de s'approcher des éditions US/UK.
exemple : U4  - la série 7






* * * * * 


Un exemple de fonctionnement
J'ai envoyé quelques emails auprès des éditeurs pour savoir comment ils fonctionnaient et seulement 2 personnes m'ont répondu.
Je les remercie pour ce temps passé car c'est une enquête personnelle.


1. Sarbacane
contact : Tibo Bérard
site web : www.editions-sarbacane.com

Dans le cas de Sarbacane, ils ont une graphiste au sein de leur équipe.
Ils commencent par lui fournir un brief sur le livre qu'elle lit et pour lequel elle va commencer à faire quelques recherches.
A la suite de cela, elle lira le lire, entièrement (oui oui) et là elle commence à travailler dessus pour fournir une proposition de couverture qui correspond à son interprétation de sa lecture du livre.




2. Robert Laffont
contact : Renaudat.Joel
site internet : www.laffont.fr

Chez Robert Laffont, les couvertures aussi font l'objet de toutes les attentions, mais conçue différent.
La création de la couverture est élaborée comme une affiche pour laquelle plusieurs facteurs sont pris en compte : les goûts de l’auteur, de l’éditeur, des instances décisionnaires, etc

Le graphiste se base ensuite sur un pitch donnant l’idée générale du livre pour concevoir la couverture. Parfois le livre est lu pour capter l'ambiance et les temps forts du roman.

La question de la couleur dominante est également étudiée, sa correspondance avec le style du roman, l’interprétation qu'il s'en dégage, de l'affichage sur un site web, sa visibilité, etc.


* * * * * 



Voilà pour ce petit aparté sur la création des couvertures de romans.
Cela vous a plu ??






Flickr Images

L'ensemble des textes et visuels présents sur ce site m'appartiennent. Merci de ne pas les copier, reproduire ou redistribuer sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite.