Grégoire Delacourt

J'ai lu : Mon Père

mercredi, mai 22, 2019




de Grégoire Delacourt


RÉSUMÉ
« Mon Père c est, d une certaine manière, l éternelle histoire du père et du fils et donc du bien et du mal. Souvenons-nous d Abraham. Je voulais depuis longtemps écrire le mal qu on fait à un enfant, qui oblige le père à s interroger sur sa propre éducation. Ainsi, lorsque Édouard découvre celui qui a violenté son fils et le retrouve, a-t-il le droit de franchir les frontières de cette justice qui fait peu de cas des enfants fracassés ? Et quand on sait que le violenteur est un prêtre et que nous sommes dans la tourmente de ces effroyables affaires, dans le silence coupable de l Église, peut-on continuer de se taire ? Pardonner à un coupable peut-il réparer sa victime ? Mon Père est un huis clos où s affrontent un prêtre et un père. Le premier a violé le fils du second. Un face à face qui dure presque trois jours, pendant lesquels les mensonges, les lâchetés et la violence s affrontent. Où l on remonte le temps d avant, le couple des parents qui se délite, le gamin écartelé dont la solitude en fait une proie parfaite pour ces ogres-là. Où l on assiste à l histoire millénaire des Fils sacrifiés, qui commence avec celui d Abraham. Mon Père est un roman de colère. Et donc d amour. »


* * * 

Je remercie Les éditions JC Lattès de m'avoir envoyé ce roman.

* * * 


MON AVIS
Depuis que j'ai découvert la plume de Grégoire Delacourt j'avoue être toujours curieuse de découvrir chaque nouveau roman. Au vu de tous les retours qu'il y a eu sur celui-ci, j'ai eu du mal à ne pas résister, et d'ailleurs, je n'ai pas résisté.
J'attendais, j'espérais, un livre poignant et éprouvant dans la lignée de "Contre Enquête" avec Jean Dujardin qui m'avait démontrer toute la puissance de son jeu d'acteur.
Bien que le récit soit aussi poignant que ce que j'attendais, il n'a pas eu l'effet escompté, pour cause, l'auteur alterne entre récits au présent, souvenirs, mais surtout et ce qui a "péché" pour moi, les constantes références à la Bible.
Et je confirme que la fin met hors de soi ça fait frissonner, rien que d'y repenser ça me reprend.


* * * *

Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
retrouvez la fiche du roman sur Cultura









"la Fille dans l'écran"

J'ai lu : la Fille dans l'écran

mardi, mai 14, 2019



La Fille dans l'écran
de Lou Lubie et Manon Desveaux



RESUME
Coline vit en France et rêve de devenir illustratrice. Ses recherches d'inspiration la conduisent à contacter Marley, une photographe installée à Montréal.

De son côté, Marley a abandonné sa passion pour la photo pour se laisser porter par une vie sociale trépidante  : un job alimentaire, un amoureux québécois...

Les deux jeunes femmes que tout oppose vont tisser sur internet un lien plus fort que la distance et le décalage horaire, qui va grandir de façon troublante jusqu'à la rencontre...



* * * 

Je remercie les éditions Marabulles de m'avoir envoyé cet album.

* * * 

MON AVIS
Une bien jolie BD que nous avons là, avec une construction très originale : chaque double page est partagée à gauche par l'illustratrice vivant en France, sur la droite, l'illustratrice vivant au Québec.
Alors moi forcément quand on me parle du Québec, on me vend du rêve ! Je fonce, je cours et ... non je ne tombe pas ... par contre je découvre un super album que je ne regrette pas d'avoir acquis.

Deux univers qui se retrouvent, une belle définition du couple.

J'ai beaucoup aimé cette confrontation d'idées. Je ne connaissais pas le travail de ces illustratrices, J'avais entendu parlé de "Goupil ou face" de Lou Lubie, mais Manon Desveaux a été une vraie découverte dont j'ai énormément aimé la sensibilité des traits.

L'histoire est prévisible certes, mais attendrissante et surtout, on dévore l'album qui fait une belle épaisseur.

À découvrir !!

* * * *

Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
retrouvez la fiche du roman sur Cultura




Caroline VIÉ

J'ai lu : Ni tout à fait une autre

vendredi, mai 10, 2019



de  Caroline VIÉ 

RESUME
Exister pour soi, loin du regard des autres, et goûter enfin la vie...
C'est l'histoire d'une femme qui perd l'homme qu'elle aime. Elle lui a tout donné : son temps, ses rêves, ses renoncements. Il était la star, pas elle ; cela lui allait très bien. Mais lorsque Ignace Lambert, dit Iggy, meurt d'une overdose, tout s'effondre. Il n'y a plus que le vide, et ce goût amer dans la bouche. Jusqu'au jour où Iris fait la rencontre du discret Adrien, solitaire et timide. Elle redécouvre qu'elle a un corps, qu'elle peut aimer... au risque de ne pas être payée de retour. Et alors ? 
Avec une vision corrosive des rapports humains, de l'amour et de nos désirs les plus intimes, Caroline Vié brosse le portrait d'une femme de cinquante ans en quête d'un nouveau départ. 



* * * 

Je remercie Les Escales éditions de m'avoir envoyé ce roman.

* * * 

MON AVIS
Un peu déçue par cette lecture, découverte suite à la chronique de Gérard Collard, je m'attendais à autre chose, pas du tout à ça, nous ne nous sommes pas compris lui et moi.
Avec cette couverture et son résumé, je m'attendais à une histoire un peu déjantée, rock and roll, mieux : punk ! ... Et pas du tout on se dirige droit une vers une histoire bateau.

La protagoniste sort d'une relation où elle s'occupe de son mari vedette pour rencontrer un autre homme, un peu plus jeune, elle va commencer à passer de plus en plus de temps avec lui, une "relation" va naître entre eux, mais une relation particulièrement pauvre. Je me suis ennuyée dans cette partie du scénario.

La dernière partie remonte un peu le niveau, on parle bouffe (et moi, j'adore quand on parle bouffe) mais pas suffisamment pour que cela change quelque chose, le rendu final reste encore trop creux pour moi.

Je suis passée à côté de cette lecture, quel dommage. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à venir en discuter, peut être me donnerez vous un point de vue sur ce roman que je n'avais pas perçu.


* * * *

Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
retrouvez la fiche du roman sur Cultura


"éditions Le Tripode"

J"ai lu : Vigile

lundi, mai 06, 2019



de Hyamn Zaytoun



RESUME
Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une femme dans la nuit. Le silence revenu dans la chambre l'inquiète. Lorsqu'elle allume la lampe, elle découvre que l'homme qu'elle aime est en arrêt cardiaque. Avec intensité et une attention magnifique aux mots, Hyam Zaytoun reconstruit l'expérience d'une nuit traumatique où son compagnon s'est retrouvé subitement dans l'antichambre de la mort. Comment raconter l'urgence et la peur ? la douleur et une vie qui bascule dans le cauchemar d'une perte brutale ? Ecrit cinq ans après cette nuit, Vigile irradie de l'amour qui habite chaque phrase.


* * * 

Je remercie les éditions Le Tripode et Anne et Arnaud de m'avoir envoyé ce roman.

* * * 



MON AVIS
Ce livre est terriblement touchant.
L'auteure nous donne son témoignage sur un évènement que l'on redoute tous : la vision de sa compagne / son compagnon mourant devant soit. Comment réagir ? Réfléchit-on vraiment et faisons nous les bons gestes ?
Un récit d'une extrême pudeur tout en étant très intime au vue des nombreuses réflexions qu'elle expose sur le couple, ses questionnements, etc. Un récit qui a aussi vocation de nous rappeler que toutes actions ne rentrent pas forcément dans des cases et que les réactions qui en suivent ne correspondent pas toujours à ce qui va réellement se passer et cela même si c'est censé être la suite logique des choses.
Un roman et une auteure à découvrir.


* * * *

Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
retrouvez la fiche du roman sur Cultura






Amère Russie

J'ai lu : Amère Russie

mercredi, mai 01, 2019




d'Aurélien Ducoudray et Anlor



RÉSUMÉ

Milieu des années 90, une mère russe tente de survivre en vendant des DVD pirates dans le métro de Moscou. Elle est sans nouvelles de son fils militaire en opération en Tchétchénie. Un jour, elle lit son nom sur une liste de prisonniers. Volodia est aux mains des Tchétchènes. Au même moment, Bassaiev, le général ennemi, annonce par voie de presse, qu’il relâchera ses prisonniers si leurs mères russes viennent les chercher. Sans moyens, n’écoutant que son  courage, son petit chien fantasque sous le bras, elle prend la route vers cette région en guerre pour aller chercher son fils...


* * * 

Je voudrais remercier les éditions Grand Angle et Bamboo édition de m'avoir envoyé cette BD
et de m'avoir permis de la découvrir 


* * * 


MON AVIS
Une belle histoire. Anlor a le don de s'approprier des histoires dures, cruelles et malheureusement réelles. Je l'avais découverte grâce aux deux tomes d' "A coucher dehors" que j'avais adoré. Une certaine ressemblance entre les deux séries, chacune très actuelle montrant un monde sordide et beau à la fois.
Ses illustrations sont toujours aussi superbes et apportent beaucoup à l'intrigue, j'ai toujours l'impression que la touche de couleurs contribuent à donner de l'espoir à la noirceur de son histoire.

C'est une bouffée d'air et d'optimisme dans ce monde noir et pourtant tellement réel.

Cela fait du bien que l'on nous mette face à la réalité de la vie, aussi moche soit elle.


* * * 

Découvrez sa fiche sur Cultura ou sur le site des éditions Grand Angle
L'avez vous lu ? Avez vous aimé ?



Flickr Images

L'ensemble des textes et visuels présents sur ce site m'appartiennent. Merci de ne pas les copier, reproduire ou redistribuer sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite.