Alice fait son cinéma

Les séances d'Alice : Blindspotting

mercredi, octobre 24, 2018




Blindspotting

Encore trois jours pour que la liberté conditionnelle de Collin prenne fin. En attendant de retrouver une vie normale, il travaille comme déménageur avec Miles, son meilleur ami, dans un Oakland en pleine mutation.
Mais lorsque Collin est témoin d’une terrible bavure policière, c’est un véritable électrochoc pour le jeune homme. Il n’aura alors plus d’autres choix que de se remettre en question pour prendre un nouveau départ. 

Présenté au Festival de Sundance et au dernier Festival Américain de Deauville où il est reparti avec le prix de la critique, Blindspotting est la petite pépite américaine indépendante de cette rentrée.
Porteurs du projet depuis de nombreuses années, Daveed Diggs (Collin) et Rafael Casal (Miles) ont écrit le scénario et produisent le film. Ils confient la réalisation au jeune cinéaste américain, Carlos López Estrada, qui a notamment réalisé des clips pour le groupe de rap Clipping dont fait parti Daveed Diggs.
Ils choisissent de mettre en lumière Oakland, ville qui leur semble peu représentée au cinéma.



Blindspotting dresse un portrait de la société américaine, dans un quartier en pleine gentrification. On y suit Collin Hoskins pendant ses 3 derniers jours de liberté conditionnelle après une peine de prison. Le film aborde des thèmes tel que les bavures policières, le racisme, la place de chacun dans la société avec une grande qualité d’écriture. L’influence de la culture hip-hop se fait ressentir dans certains dialogues en rap qui insufflent une touche de modernité et de créativité.

On retrouve l’impact de cette culture dans le rythme du montage également, avec l’utilisation du champ contre champ qui renforce l’impact des punchline entre les personnages. Il y a un beau travail de composition des plans et un vrai travail sur les lumières qui viennent accentuer les émotions des personnages. Mention spéciale aussi pour la direction d’acteurs, Daveed Diggs et Rafael Casal sont absolument bluffants.


Blindspotting est un film coup de poing, autant sur le fond que sur la forme. Aussi tendre que violent, aussi drôle qu’il est engagé, le filme traite de l’Amérique actuelle avec beaucoup de justesse. À ne pas rater !


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Blindspotting
De Carlos Lopez Estrada
Avec Daveed Diggs, Rafael Casal, Janina Gavankar
Durée : 1h35min






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Les séances d'Alice : Aucun homme ni dieu (Hold The Dark)

mercredi, octobre 17, 2018



Aucun homme ni dieu (Hold The Dark)

Au fin fond d'un Alaska sauvage et hostile, un spécialiste des loups à la retraite reprend du service pour enquêter sur la disparition d'un enfant.

2 ans après avoir réalisé l’excellent film de genre « Green Room », un survival en huis clos, le réalisateur américain Jeremy Saulnier adapte le roman éponyme de William Girarldi, Hold the Dark. Sorti en France sous le titre Aucun homme ni dieu, il nous entraîne dans les plaines d’Alaska au cœur d’un village retranché, entre thriller et enquête policière.
À travers, une mise en scène très sobre et contemplative, le cinéaste plonge le spectateur dans une ambiance sombre et glaciale, limite mystique. Hold The Dark dresse un portrait de l’être humain, de la perte de son humanité à sa bestialité, à travers une métaphore entre l’homme et les loups. Loin des schémas classiques, en raison de son rythme très lent et de son scénario, le film pourra facilement dérouter le spectateur avec les non-dits, la violence très crue et les sous-entendus sur les personnages, laissant planer le doute jusqu’à la toute fin sur ce qu’ils sont. Le manque de dialogue et la musique peu présente renforçant ce malaise.








Maîtrisé techniquement, le réalisateur compose des plans cinématographiques de grande qualité, sublimé par le travail du chef opérateur Magnus Nordenhif Jønck. Le choix des tons noir et blanc pour le grain de l’image, ajouté à des touches de rouge, couleur sang ou de lumières naturelles, mais à faible luminosité, rendent l’environnement encore plus hostile.

Devant la caméra, un très bon casting de Riley Keough (Under the Silver Lake, Logan Lucky) à Alexander Skarsgard (Big Little Lies, True Blood) en passant par James Badge Dale (Iron Man 3) et surtout Jeffrey Wright (Westworld), absolument parfait dans le rôle de cet expert en loup.


Disponible sur Netflix depuis le 28 septembre 2018, Hold the Dark ne laisse pas le spectateur indifférent. Le film est aussi intense que déroutant.


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Aucun homme ni dieu (Hold the Dark)
De Jeremy Saulnier
Avec Jeffrey Wright, Alexander Skarsgård, Riley Keough
Genre : Thriller
Durée : 2h05








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Les séances d'Alice : Leave No Trace

mercredi, octobre 03, 2018



> Leave No Trace

Tom a 15 ans. Elle habite clandestinement avec son père dans la forêt qui borde Portland, Oregon. Limitant au maximum leurs contacts avec le monde moderne, ils forment une famille atypique et fusionnelle.
Expulsés soudainement de leur refuge, les deux solitaires se voient offrir un toit, une scolarité et un travail. Alors que son père éprouve des difficultés à s'adapter, Tom découvre avec curiosité cette nouvelle vie.
Le temps est-il venu pour elle de choisir entre l’amour filial et ce monde qui l'appelle ? 

7 ans après « Winter’s bone », la réalisatrice américaine Debra Granik pose sa caméra dans les forêts et les coins isolés de l’Oregon et de l’état de Washington avec son dernier film, Leave No Trace, adapté du roman "L’abandon" de Peter Rock. Présenté récemment au festival de Deauville 2018, elle y dresse le portrait d’une famille peu conventionnelle, Tom âgé de 15 et de son père Will, habitant clandestinement dans une forêt, jusqu’à ce que leur vie bascule.






À travers une mise en scène très sobre, Debra Granik semble se faire oublier derrière la caméra à la faveur de ses personnages et de la nature. Leave no Trace est un film très sensoriel, la musique y est peu présente, contrairement aux bruits ambiants (le souffle du vent, le crépitement du feu ou le bruit des feuilles). Cela renforce le côté immersif du film, déjà présent avec la beauté des paysages, la lumière et surtout la proximité avec les personnages.

Le choix de Thomasin Mckenzie et Ben Foster (Hostiles, Comancheria) dans les rôles de Tom et Will est parfait. On sent une vrai alchimie entre les deux comédiens. Leur jeu, très juste, paraît aussi profond que sincère. Tout au long du récit, on éprouve énormément d’empathie pour eux et on appréhende de ce qu’il pourrait leur arriver.

On pourra reprocher un scénario un peu « simpliste » mais c’est surtout pour ses thèmes forts tels que l’écologie, l’émancipation, le non-conformisme ou les ravages de la guerre, que Leave No Trace est intéressant. Il questionne le spectateur sur la société actuelle.
Leave No Trace est un petit bijou de sensibilité. On se laisse emporter par le film, la beauté des paysage et la vie hors norme des personnages. Un très beau moment !


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Leave No Trace
De Debra Granik
Avec Thomasin McKenzie, Ben Foster, Jeff Kober
1h49




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Les séances d'Alice : Jersey Affair

mercredi, mai 16, 2018




Jersey Affair

« Sur l'île de Jersey, une jeune femme tombe amoureuse d'un homme mystérieux. Cette rencontre la pousse à fuir sa famille tyrannique. Alors que l'homme est soupçonné de plusieurs meurtres, elle le défend aveuglément.»





Pour son premier long-métrage, le britannique Michael Pearce (II) s’est inspiré du fait divers de la bête de Jersey, un violeur d’enfants qui a sévi sur l’île anglo-normande dans les années 60 pendant 10 ans. Jersey Affair met en scène la romance de Moll et Pascal, avec comme toile de fond cette histoire de meurtres en série sordide.

Michael Pearce (II) prend le temps pour installer son histoire et développer ses personnages. Il nous plonge dans une atmosphère aussi dérangeante que magnétisante, alternant les scènes dramatiques et d’angoisse avec des instants plus calmes.

Intitulé Beast en version originale, le film a été renommé Jersey Affair pour son exploitation française. Même si son titre original reste plus percutant, le film met l’accent sur la nature des personnages, leur part animal. Jersey Affair reste pertinent dans le sens ou le réalisateur met en lumière Jersey et en fait un acteur à part entière. Il la sublime à travers des plans très stylisés de la végétation, des falaises ou de la mer.



Devant la caméra, un couple d’acteurs aussi charismatique que talentueux, Jessie Buckley et Johnny Flynn dans les rôles de Moll et de Pascal. Deux personnages au profil aussi complexe que troublant. L’alchimie entre les deux comédiens apporte beaucoup de profondeur au film.

Plus qu’un thriller, Jersey Affair mélange les genres avec une enquête policière et une romance. Film sombre voire violent, il nous tient en haleine grâce à l’interprétation de ses acteurs et à ses rebondissements. Du premier plan jusqu’à sa fin très inattendu.


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Jersey Affair
Réalisé par Michael Pearce (II)
Avec Jessie Buckley, Johnny Flynn, Geraldine James
Genre Thriller
Durée : 1h47





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Les séances d'Alice : Mobile Homes

mercredi, mai 09, 2018



Mobile Homes

Ali et Evan sillonnent les routes entre les Etats-Unis et le Canada. Ils utilisent Bone, le fils d’Ali, âgé de huit ans, dans leurs trafics. Le jeune couple vit de plus en plus dangereusement. Tous rêvent pourtant d’un refuge, d’un foyer, mais leur fuite inexorable les entraîne sur un chemin qu’ils n’avaient pas prévu... Pour trouver sa place, Ali aura à faire un choix entre la liberté et sa responsabilité de mère.

Deuxième long-métrage, après l’inédit Memoria, le réalisateur français Vladimir de Fontenay filme une version longue d’un de ses cours métrage Mobile Homes. Découvert en 2017 à la Quinzaine des réalisateurs, ce road-movie dresse le portrait d’un couple à la dérive vivant d’activités plus ou moins légales encombré d’un enfant de 8 ans, sillonnant les routes à la frontière du Canada et des États-Unis.




À travers une mise en scène épurée, Vladimir de Fontenay montre l’Amérique profonde des laissés-pour-compte et leur survie. Des plans caméra à l’épaule aux gros plans, il est au plus proche de ses personnages. On pourra reprocher quelques effets de mise en scène inutiles, mais la beauté de certains plans ainsi que la photographie compensera largement ce petit défaut.
Mobile Homes puise sa force dans son histoire et la consistance de ses personnages.
On suit la vie compliquée de cette mère courage, entre sa relation toxique dont elle voudrait s’échapper, et son amour pour son fils à qui elle souhaiterait donner une vie « normale ». Pour incarner le personnage d’Ali, l’actrice Britannique Imogen Poots. Aussi bluffante qu’attachante, elle porte et illumine littéralement le film. Mention spéciale pour Frank Oulton, jouant le rôle de Bone (le fils) avec beaucoup de tendresse et de sincérité. Acteur non professionnel, c’est son premier film au cinéma.

Malgré quelques imperfections, Mobile Homes mérite le visionnage pour la beauté du voyage et la performance de son actrice principale. Un film bouleversant.


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Mobile Homes
Film réalisé par Vladimir de Fontenay
Avec Imogen Poots, Callum Turner, Callum Keith Rennie
Durée : 1h46






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Les séances d'Alice : L'île aux chiens

mercredi, avril 18, 2018



L'île aux chiens

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

La sortie d’un film de Wes Anderson est toujours un événement. De Rushmore à À bord du Darjeeling Limited, en passant par Moonrise Kingdom ou The Grand Budapest Hotel, le réalisateur réussi toujours à surprendre le spectateur avec son univers si particulier, tellement inventif et original.

8 ans après l’excellent Fantastic Mr Fox, L’île aux chiens marque son retour avec l’animation en image par image (stop motion), co-écrit avec Roman Coppola, Jason Schwartzman et Kunichi Nomura.



Dans un japon futuriste, où la dictature du maire de Megasaki, ville fantasmée, fait rage. Un jeune garçon va parcourir une île poubelle ou des chiens malades sont exilés, afin de retrouver Spots, son fidèle compagnon. Il sera aidé dans sa quête par 5 chiens à la personnalité bien trempée.

Fortement influencé par le cinéma japonais et particulièrement Akira Kurosawa, le film brille par son univers visuel nippon très marqué, des personnages aux éléments de décors. Mais c’est surtout techniquement que le film impressionne, on retrouve ce qui fait le cinéma de Wes Anderson, à travers la symétrie parfaite, les déplacements de caméra (travelling) ajoutés à une animation de grande qualité. On est bluffé par les mouvements des personnages, particulièrement ceux des chiens et de leur fourrure.




Comme pour ses précédents longs-métrages, le réalisateur sait bien s’entourer aussi bien devant que derrière la caméra.
Avec un casting 4 étoiles Bryan Cranston, Scarlett Johansson, Edward Norton, Jeff Goblum, Greta Gerwig, Tilda Swinton, Ken Watanabe, Frances McDormand entres autres, dans la version originale. Chaque voix s’alliant parfaitement avec le physique et le caractère de son personnage.
Et le travail du chef opérateur Tristan Oliver (Chicken Run, Wallas et Gromit), spécialiste du stop motion et des équipes des studios de télévision et de cinéma 3 Mills de Londres.

Mention spéciale pour la magnifique bande originale d’Alexandre Desplat. Il propose un mélange de musique moderne et japonaise traditionnelle collant parfaitement à l’ambiance du film.

Avec L'île aux chiens, Wes Anderson signe un conte visuellement parfait, au message politique fort (sur la pollution ou la politique migratoire). Un vrai dépaysement au pays du soleil levant.
À ne pas rater !


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L'île aux chiens
De Wes Anderson
Avec Bryan Cranston, Edward Norton, Frances McDormand, Koyu Rankin
Durée : 1h41




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Les séances d'Alice : The Rider

mercredi, avril 04, 2018


The Rider

Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu'après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu'il ne peut plus s'adonner à l'équitation et la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d'une nouvelle identité et tente de définir ce qu'implique être un homme au coeur de l'Amérique.


3 ans après « Les chansons que mes frères m’ont apprises », la réalisatrice chinoise Chloé Zhao pose à nouveau sa caméra dans le Dakota du Sud au sein d’une réserve indienne de Pine Ridge avec son dernier film, The Rider, récompensé du Grand Prix du jury au festival de Deauville 2017. Elle y dresse le portrait de Brady, jeune Cow-boy Lakota de 20 ans, en pleine reconstruction, après une violente chute de cheval lors d’un rodéo.





S’appuyant sur le vécu de son personnage principal, Brady Jandreau y joue également son propre rôle, The Rider est un mélange subtil entre fiction et réalité. La réalisatrice revisite les codes du western avec une mise en scène contemplative, filmant avec beaucoup d’authenticité le combat physique et émotionnel de Brady. On est loin des films de John Wayne et du rêve américain.

Le film de Chloé Zhao bouleverse par sa scénographie, des grandes étendues du Dakota ou le personnage semble perdue (le questionnement sur sa vie sans le rodéo), que dans les plans plus rapprochés où il ne fait plus qu’un avec la nature (son lien avec les chevaux). Mais également par la justesse du jeu des comédiens, tous amateur, bluffant de sincérité.

Pour la beauté de la nature, de ces héros blessés dont on ne parle pas assez. Un magnifique film sur la vie. Ne manquez pas The Rider !


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The Rider
De Chloé Zhao
Avec Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jandreau
1h45


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Les séances d'Alice : Lady Bird

mercredi, mars 21, 2018



Lady Bird

Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi.

Révélée par ses performances d’actrice dans le cinéma Indépendant Américain (Greenberg, Frances Ha et Mistress America de Noah Baumbach), Greta Gerwig  passe pour la deuxième fois derrière la caméra avec Lady Bird (elle avait co-réalisé son premier film, Nights and Weekends, avec Joe Swanberg). Également scénariste, elle dresse le portrait plus ou moins autobiographique d’une adolescente de la classe moyenne à Sacramento en Californie lors de sa dernière année de lycée.




Lady Bird peut sembler au premier abord classique, on retrouve toutes les thématiques du Teen Movie qu’on a vu de nombreuses fois : le bal de promo, les disputes avec la famille, l’amour, l’amitié, les déceptions et les désillusions. Malgré ces thématiques, Greta Gerwig réussit avec son histoire et la qualité de ses dialogues à nous faire entrer dans son univers. Via une mise en scène toute en délicatesse et en sensibilité (aussi coloré que les cheveux de son personnage principal), la réalisatrice alterne les moments drôles et émouvants avec beaucoup de justesse.

Pour incarner Lady Bird, Saoirse Ronan, vu dans Hanna, Lost River, The Grand Budapest Hotel ou encore Brooklyn, compose un personnage rêveur, pleins de vie et un brin rebelle, auquel on s’attache très vite. Sa performance est parfaite, apportant beaucoup d’énergie au film. Le reste du casting est tout aussi attachant, notamment Laurie Metcalf, la mère de Lady Bird (The Big Bang Theory, Roseanne), qui nous offrira des scènes mémorables avec sa fille.




Lady Bird est une petite pépite indépendante pleine de fraîcheur et de nostalgie. Drôle et touchant, le film vous projettera, avec bonheur, l’espace d’un instant dans votre adolescence.


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Lady Bird
De Greta Gerwig
Avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts
1h35





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Les séances d'Alice : Mary et la fleur de la sorcière

mercredi, mars 07, 2018



Mary et la fleur de la sorcière

C'est l'été. Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu'une fois tous les 7 ans. On l'appelle la "fleur de la sorcière". Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possédera des pouvoirs magiques et pourra entrer à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s'élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages.
Le secret de la fleur de la sorcière se révélera à elle petit à petit…





Intervalliste (Dessinateur des dessins manquants pour assurer un mouvement fluide lors de l'animation), de Princesse Mononoké et de Mes voisins les Yamada puis créateur de l’animation pour Le Voyage de Chihiro, Le château ambulant et Ponyo sur la falaise, Hiromasa Yonebayashi réalise pour la 3ème fois après Arrietty, le petit monde des chapardeurs et Souvenirs de Marnie. Mary et la fleur de la sorcière est son premier film d’animation produit par le studio Ponoc, créé en avril 2015 par Yoshiaki Nishimura.

Voici Mary, adolescente ordinaire, jusqu’à la découverte de la fleur de la sorcière, qui va lui faire vivre des aventures extraordinaires. Rencontre avec des animaux étranges, des soldats enchantés, des chats, des sorciers. Mary est persuadée d’être dans un monde parallèle et qu’elle rêve.





Influencé par Hayao Miyazaki, difficile de ne pas reconnaître l’animation et l’univers du studio Ghibli, Mary et la fleur de la sorcière rappelle beaucoup Kiki la petite sorcière ou Le Château dans le ciel. Techniquement réussi, le film s’apprécie pour la qualité de son animation et de la réalisation, à l’opposé de son scénario manquant d’originalité.

Mary et la fleur de la sorcière est un conte japonais classique mais plaisant à voir. Amateur des films du studio Ghibli vous ne serez pas dépaysés.


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Mary et la fleur de la sorcière
Réalisé par Hiromasa Yonebayashi
Avec Hana Sugisaki, Ryunosuke Kamiki
Durée : 1h42


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Les séances d'Alice : La Forme de l'eau

mercredi, février 28, 2018



La Forme de l'eau

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Depuis le début de sa carrière, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro est fasciné et amoureux des monstres. Il les analyse, les dissèque dans bons nombres de ses films. Avec La Forme de l'eau, il nous conte une histoire d’amour hors du commun sur fond de guerre froide et sublime à nouveau ces « monstres », qu’ils soient humains ou non. Le réalisateur rend hommage au cinéma, mélangeant les genres, du fantastique, du muet, de l’horrifique en passant par la série B, la comédie musicale et le polar très noir.

La Forme de l'eau brille par sa mise en scène, Guillermo del Toro a créé un univers très original autour de l’eau, des effets aquatiques très réalistes, à la beauté du costume de l’amphibien et des décors, jusqu’à la petite goutte d’eau présente sur une vitre. Le traitement de l’image fait vraiment ressortir l’ambiance des films des années 50. Chaque petit détail visuel a été pensé pour rentrer dans l’imaginaire du réalisateur.





Devant la caméra, le réalisateur a réuni un casting d’une grande qualité avec Sally Hawkins qui apporte au film finesse, sensibilité et fait passer énormément d’émotion par le regard. Doug Jones (c’est sa septième collaboration avec Guillermo Del Toro en tant que « monstre ») dans le rôle de la créature aquatique, aussi fascinante que mystérieuse. Mais aussi Michael Shannon (Boardwalk Empire, Midnight Special), Richard Jenkins (Six Feet Under) et Octavia Spencer (Les figures de l’ombre). La musique est également un acteur majeur du film, Alexandre Desplat sublime le travail du réalisateur et compose une de ses plus belles bandes originales.


Fascinant et envoûtant, Guillermo Del Toro nous touche en pleins cœur avec son conte féerique, prônant la tolérance et la différence. À ne pas rater ! 



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La Forme de l’eau
De Guillermo del Toro
Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins
Durée : 2h03

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2018

bilan janvier #2018

lundi, février 05, 2018






On commence une nouvelle année, un nouveau chapitre et je suis plutôt contente de moi, je n'ai acheté que des livres neufs grâce à des bons cadeaux de noël sinon, ce sont des occasions. Pour mes lectures, j'ai lu pas mal de BDs / albums, presque autant que de romans ce qui fait forcément monter le nombre de livres lus





mon bilan :
16 livres lus dont 3 BD, 2 comic/manga et 1 album jeunesse
fait 3 emprunts à la bibliothèque
j'ai acheté 6 romans dont 3 VO et 3 livres d'occasion
j'ai reçu 11 livres
3 découvertes musicales à la bibliothèque
Alice, elle, a vu 2 films




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coup de coeur
Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt







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j'ai adoré
La Carrière du mal de Robert Galbraith
la Cantine de Minuit tome 1 de Yarô Abe
La Boite à Musique, tome 1 Bienvenue à Pandorient de Gijé et Carbone
Le Petit Loup Rouge d'Amélie Fléchais
L'Homme Craie de CJ. Tudor



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j'ai aimé
Et vous avez eu beau temps ? de Philippe Delerm
Les soeurs Carmines, tome 1 : Le complot des corbeaux de Ariel Holzl
Le Règne, tomes  2, Le maître du Shrine de Olivier G. Boiscommun et Sylvain Runberg
Confession de Richard Montanari
Facéties de chats de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez
Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série de Becky Albertalli





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j'ai été un peu déçue
Un petit Goût de Noisette de Vanyda
Six of Crows de Leigh Bardugo






la grosse déception
Après Nous, tome 1 de Myra Eljundir
... je vous expliquerai dans un article dédié.


j'ai abandonné
Neige Fondation, Le sang des innocents tome 1 d'Éric Adam et Didier Convard






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j'ai acheté
You'll Miss Me When I'm Gone by Rachel Lynn Solomon
The Bear and The Nightingale by Katherine Arden
The Diary of a Bookseller by Shaun Bythell




en français
Orages ordinaires de William Boyd
Poulets grillés de Sophie Hénaff ... trouvé à 50 centimes, il était dans ma liste d'envies !
Les règles d'usage de Joyce Maynard ... je ne connais pas du tout, se sera une découverte !
...oui mais d'occasion (2,50€ le tout )


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j'ai reçu
Par les rafales de Valentine Imhof
Cirque mort de Gilles Sebhan
Le Serpent de l'Essex de Sarah Perry
Les Grandes marées de Jim Lynch
Amour Monstre de Katherine Dunn
L’Homme craie de C.J. Tudor
La Belle n'a pas sommeil de Eric Holder
Dans la grande violence de la joie de Chanelle Benz
Les Rêveurs d'Isabelle Carré
Le Pouvoir de Naomi Alderman
La Boite à Musique, tome 1 Bienvenue à Pandorient de Gijé et Carbone





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j'écoute
Nordic Spell – Sharon Bezaly
Party - Aldous Harding
Entre mille brévues - Batlik


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alice a vu
3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance de Martin McDonagh
Le Grand Jeu de Aaron Sorkin





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j'ai envie

Ikigami - Edition Double, vol. 1 et 2

Par transparence de Maïa Loup parution en avril prochain

La BD "Jamais" de Bruno Duhamel, l'histoire de Madeleine, une grand-mère aveugle vivant au bord d'une falaise normande

Toutes les fois où je ne suis pas morte de Geneviève Lefebvre, enfin la sortie française !!! chez Robert Laffont :)

 la suite de la Cantine de Minuit !!

Lire Le crime de l’Orient Express, après avoir vu le film, j'ai très envie de me replonger dans l'univers d'Agatha Christie







les sorties du mois
Dans le ventre du loup de Héloïse Guay de Bellissen

Les Derniers Battements du Cœur de Kelley York

 Le goût sucré des souvenirs de Beate Teresa Hanika

 Libération de Patrick Ness

 La Maison à droite de celle de ma grand-mère de Michael Uras

 Giant Days, le tome 3 !!!




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en fev je lirais .....

la suite de la Cantine de Minuit !! J'espère en tout cas... vous avez vu que le tome 3 a été annoncé ?

les Lames du Cardinal de Pierre Pevel, dans une lecture commune en début de mois, je ferais un article dédié.

... après je n'ai rien défini de plus, on verra bien de l'envie !







Je vous ai tout récapitulé ici :  bilan janvier 2018   -  mes envies janvier 2018



et vous ? Qu'avez vous lu ce mois-ci ?






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