bande dessinée

J'ai lu : histoires de réfugiés

mardi, mai 05, 2020




J'ai lu : 2 livres jeunesses sur les réfugiés 


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Je tiens à remercier les éditions Rue de Sèvre et Gallimard Jeunesse
  pour l'envoi de ces livres

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Le fils de l'Ursari par Xavier-Laurent Petit et Cyrille Pomès
Rue de Sèvre
Adapté du roman de Xavier-Laurent Petit et magnifiquement mis en scène par Cyrille Pomès et Isabelle Merlet, le destin de Ciprian laisse cependant poindre une lueur d’espoir : aucune vie n’est jouée d’avance.

Quand on est le fils d’un montreur d’ours, d’un Ursari comme on dit chez les Roms, on sait qu’on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis vers une nouvelle vie à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d’argent à gagner. Cependant leurs rêves se fracassent sur une réalité violente. À peine installés dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d’ours, devient ferrailleur, M’man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian son apprenti. Un soir, Ciprian ne ramène rien de sa « journée de travail ». C’est qu’il a découvert le paradis, le jardin du « Lusquenbour » où il observe en cachette des joueurs de lézecheck. Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s’aperçoit vite qu’il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. C’est le début d’une nouvelle vie pour le fils de l’Ursari.


Mon avis :
J'ai adoré cette adaptation, j'avais entendu parler de nombreuses fois de ce roman, suffisamment pour l'avoir ajouté à ma liste de mes envies et lorsque j'ai vu qu'il était adapté en BD j'ai pensé que ce serait une bonne occasion de le découvrir.

Je partais totalement en mode découverte, car je n'avais pas voulu lire le résumé.
Verdict : aucun de regrets ! Au contraire même, pourtant, je n'étais pas spécialement attiré par ce type de dessin ; sans critiquer le travail de Cyrille Pomès ; détail vite oublié, car l'histoire est superbe et en cohérence avec le dessin.

J'ai aimé l'humanité qui ressort malgré la noirceur de cette triste réalité. Une très belle découverte qui m'aura donné envie de lire le roman la prochaine fois !

A lire absolument !!


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Le garçon au fond de la classe par Onjali Q. Raúf illustré par Pippa Curnick
Gallimard Jeunesse
Avant, il y avait une chaise vide au fond de la classe. Maintenant, c'est la place d'un nouveau: Ahmet. Il est bizarre: il ne parle pas, ne sourit pas et n'aime pas les bonbons! Mais j'ai enfin compris pourquoi: Ahmet est un réfugié. Il a fui une guerre dans son pays, avec des bombes et des brutes qui font du mal à tout le monde.
Plus j'apprends à le connaître, plus j'ai envie de l'aider. Alors, avec mes copains Michael, Tom et Josie, on a élaboré un plan...

Le regard optimiste et déterminé d'un enfant sur l'immigration. Une histoire d'intégration et de solidarité, drôle et poignante.

Fondatrice d'une organisation de défense des droits de la femme, Onjali Q. Raùf s'implique, dans les médias comme sur le terrain, pour les camps de réfugiés.

Mon avis :
Une lecture très mignonne qui vous donne le sourire tout en abordant un sujet très actuel avec beaucoup de justesse.

Difficile de ne pas rester insensible aux réflexions de ces enfants qui m'ont beaucoup touchées par leur naïveté qui pointe pourtant au cœur du problème. Et bien que leurs péripéties soient peu probables, on est surtout emporté par le récit de ces enfants et le message de l'auteure.

C'est un roman à mettre dans les mains des enfants pour leur faire comprendre les difficultés que rencontrent les réfugiés et ce qu'ils subissent, on comprend également la différence entre réfugié et migrant.

Une histoire touchante et bien écrite qui nous en apprend aussi à nous, adultes, nous permettant de nous remettre en question face à notre façon de les traiter, nous autres européens.


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Et vous vous les avez lu ? Vous avez aimé ?





bande dessinée

J'ai lu : Paris 2119

vendredi, août 09, 2019



de Zep et Dominique Bertail 


RÉSUMÉ
Paris 2119. Drones et hologrammes font partie du quotidien. Les cabines Transcore permettent de se téléporter. Sans danger ?
Paris, 2119. La Ville Lumière n’est plus qu’une cohabitation de quartiers délabrés face à un Paris musée transformé par un art brut qui a mal vieilli. Les clones, les drones et les hologrammes envahissent les espaces privés et publics.  Pourtant, quelques éléments du XXIe siècle perdurent encore, tel que le métro, essentiellement squatté par les laissés-pour-compte. Désormais, la plupart des gens se déplacent via le Transcore, cabine individuelle de téléportation proposée à chaque coin de rue. Tristan Keys vit dans ce monde dont il rejette la déshumanisation. Tel un marginal, il continue à prendre le métro, à  marcher dans les rues, contrairement à sa compagne Kloé, adepte de la téléportation intercontinentale.


Dans cette ambiance rétrofuturiste, des faits inquiétants surviennent. Une femme, en particulier, émergeant hagarde d’un Transcore, éveille les soupçons de Tristan. Que leur cache-t-on ? Quels intérêts plus sombres le Transcore sert-il sous couvert de la téléportation pour tous ?


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Je remercie Les éditions Rue de Sèvre pour m'avoir envoyé cet album.

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MON AVIS
Tout le monde parlait de cette BD, pensez-vous, une nouvelle bande dessinée de Zep, ça se laisse lire, on y court même. Mais voilà, alors que l'on s'attend à un album original, le soufflé retombe et on referme l'album en se disant "tout ça pour ça".

L'album nous envoie du rêve : une couverture magnifique, des tons métalliques évoquant la science-fiction. Pourtant, la mayonnaise ne prends pas. L'histoire se déroule vite, le récit n'est pas assez travaillé et des points auraient pu être clairement plus aboutis. Bien qu'il y avait de bonnes idées, rien n'était vraiment original, comme une impression de tenter de reprendre des trucs qui auraient marché ailleurs, mais qui, dans cette configuration, ne fonctionnent pas.

Au final, nous avons un album très froid, sa conception rend l'histoire très impersonnelle au point que je n'ai pas réussi à accrocher aux personnages.

J'espère que vous aurez été moins déçue que moi.


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Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
retrouvez la fiche du roman sur Cultura





illustrateur

J'ai lu : Je reviens vers vous

vendredi, août 09, 2019



d'Olivier Tallec



RÉSUMÉ
Un hérisson aux cheveux roses qui se soucie de la mode, des vaches en mode shaker sur un trampoline, une sirène en reconversion professionnelle… autant de situations loufoques et piquantes dont on ne se lasse pas pour la troisième fois.



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Je remercie Les éditions Rue de Sèvres de m'avoir envoyé cet album.

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MON AVIS
Une découverte grâce à la maison d'édition Rue de Sèvre, sans qui je pense, je n'aurais pas du tout oser me lancer dans la lecture et cela serait été un tord.
Olivier Tallec nous a concocté un album un peu noir, avec beaucoup d'auto-dérision. Un peu dans l'esprit de Voutch et Sempé, nous retrouvons sur chaque page nous avons un dessin humoristique de l'auteur, autour de thèmes divers et variés.
On sent que l'auteur se régale à créer des rencontres totalement décalées et absurdes : imaginez le Père Noël rencontrant la Faucheuse (ah si chez Terry Pratchet ça existe).

C'est drôle, l'album se picore ! Et au final, on l'a dévoré.

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Et vous vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
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