book cover

Les couvertures de livres

lundi, mai 23, 2016




Depuis que je suis dans le club de lecture, je me rends compte que nous ne sommes pas tous/toutes égaux face aux livres : les éditions étrangères sont souvent bien bien plus jolies que les couvertures françaises.

Etant infographiste, je suis forcément attirée par les belles créations et je ne reste pas insensible devant un beau livre. Il devient alors un objet unique, notre précieux, que l'on souhaite préserver.

Mais voilà en France, nous ne sommes pas très bien servi quand on voit les éditions anglaises ou américaines. Avec du relief, de jolies couleurs, du gaufrage, en France on reste classique.


La couverture d’un livre est comme sa carte d’identité : elle répertorie à elle seule les informations essentielles à son sujet : l’auteur, le titre, la maison d’édition, parfois la mention du genre – poésie, roman, essai… Cette couverture permet donc l’identification immédiate du livre : du genre, du sujet et – si l'aspect graphique de la couverture est réussi – du ton de l'histoire. Une étude du Wall Street Journal révèle qu’une personne passe environ huit secondes à contempler la première de couverture, puis quinze à lire la quatrième.
source : www.lamaisondubourg.net







La raison ?
Il paraîtrait que cela montre notre rapport à la littérature. Nous avons aussi le cliché suivant : les images donnent une image à la littérature plus populaire. Alors que tout de suite, la sobriété d'une couverture va augmenter le sérieux, la qualité de l'oeuvre.


Les grandes maisons d’édition françaises, pour "prouver" la qualité littéraire de leur publication,
ont choisis de n'utiliser qu'une seule et unique couleur pour les représenter : le jaune pour les Editions Grasset, le bleu pour Stock...





Des exemples ...







Un début de renouveau
Avec l'arrivée des livres de Poche, en 1953, qui vont démocratiser le livre avec des couvertures plus vives.




... mouai !

La suite on la doit à Henri Filipacchi, ancien directeur d’Hachette qui souhaite voir les versions françaises du livre de poche, proche de celles américaines, pour rendre le livre plus attractif.


J'ai trouvé une citation de Benoît Berthou qui explique «Les anglo-saxons ont construit leur système d’édition sur le grand commerce, la grande distribution, le loisir. Nous, nos éditeurs se sont d’emblée inscrits dans le savoir, le domaine intellectuel. Quand la profession a émergé, c’était pour mettre en avant de grands auteurs engagés, des gens qui avaient quelque chose à dire du monde, comme Victor Hugo. Les éditeurs ont donc une place et un crédit extrêmement importants en France.»

En France, on met l'accent sur la maison de l'éditeur, il est plus difficile pour un livre anglophone de savoir à quelle collection, ni même à quelle maison il appartient.

Aux USA, chaque livre est différent et cela même s'il appartient à la même maison.
Pour eux, la couverture doit donner des éléments d’information au lecteur. Alors qu'en France, l’identité d’un livre tient de sa collection.



Actuellement nous trouvons plutôt ceci en rayon ...
C'est pas encore ça...


... et si ça changeait !!



Bon en fait je dis des bêtises, en France, cela s'améliore. Beaucoup du côté des ados et des livres dit Young Adult et cela commence aussi chez quelques livres adultes ! Mais bon quand on voit la majorité des couvertures de livres français, on se dit qu'il y a encore du boulot.


C'est mieux, non ?



Pour ceux qui souhaitent lire en VO du coup, je suis tombée sur cet article sur le blog fairyneverland, qui donne pas mal de conseils pour se lancer. Très instructif !
le lien : http://www.fairyneverland.com/category/chronique-livre/



Je termine avec une petite sélection de livres VO vus dans ma librairie :












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